Après avoir parlé du sommeil, parlons du second pilier de la récupération chez le sportif, et ça peu importe le sport : l’hydratation. Nous le verrons aussi pour l’alimentation, mais ce que nous buvons conditionne énormément le corps sur sa capacité à régénérer un stock d’énergie, à activer les processus inflammatoires pour la cicatrisation… (1)
Il serait possible de faire une différence entre l’hydratation chez le/la rameur/euse et le/la jouteur/euse. En effet, l’hydratation doit être optimisée selon le type de sport pratiqué et sa durée, la météo… (2)
Les courses de barques de sauvetage sont à des périodes où la température est moyenne voire froide, l’effort est également plus long et globalement moins fractionné. Les besoins peuvent différer alors avec la joute où les conditions sont souvent plus chaudes, l’effort plus fractionné et explosif.
Mais alors que boire et comment « bien boire » ?
Pour commencer, désolé de vous décevoir, mais la bière n’est pas la bonne boisson pour récupérer au mieux…
Même si le folklore et nos traditions sont importants, il me semble évident de le rappeler. Globalement l’alcool diminuerait les stocks de sucre utile lors d’une dépense énergétique où lors de la refonte de ce même stock après un effort, l’alcool diminuerait le taux d’hydratation (donc boire un verre d’alcool déshydrate plus que ça n’hydrate, surtout lors des saisons de joute où le temps chaud doit nous forcer à rester d’autant plus hydraté !), entraverait la croissance et la réparation musculaire et diminuerait la qualité du sommeil (chose pourtant essentielle pour limiter la fatigue et le risque de blessure). (3)
« Bien » boire pourrait simplement se résumer à boire de l’eau, que ce soit avant, pendant et après un effort. Certaines études mentionnent que pour optimiser l’hydratation après l’effort, une eau chargée en électrolytes et en glucides (sucre) serait encore plus efficace. (4 ; 5)
Certaines marques de boissons proposent ça, le plus simple serait de mélanger dans une grande bouteille d’eau : un peu de jus de citron, une pincée de sucre et une de sel. Cette boisson « fait-maison » peut s’avérer tout aussi efficace !
Il est possible comme expliqué plus haut de faire varier les quantités de ces ingrédients par rapport au type d’effort fourni, mais par manque de ressources précises scientifiques, je ne m’y aventurerai pas.
Globalement, le message à retenir de cet article est que pour récupérer au mieux, l’hygiène de vie compte énormément et que boire de l’eau est essentiel et primordial ! Nous verrons dans le troisième article l’impact de notre alimentation sur la récupération.
Article de Corentin Goury, ostéopathe D.O et référent pôle santé au sein de la LRAA Joute et Sauvetage Nautique.
Sources :
(1) https://etudiant.univ-grenoble-alpes.fr/medias/fichier/8-recuperation_1716363019184-pdf ?ID_FICHE=1390658&INLINE=FALSE
(2) Maughan, R. J., & Shirreffs, S. M. (2008). Development of Individual Hydration Strategies for Athletes. International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism, 18(5), 457–472. https://doi.org/10.1123/IJSNEM.18.5.457
(3) https://www.scienceinsport.com/sports-nutrition/fr/how-does-alcohol-affect-athletic-perfor mance/
(4) Nash, B. K. (2024). The Impact of Pre-Exercise Hydration Strategies on Athletic Performance and Recovery in High-Intensity Training. Studies in Sports Science and Physical Education, 2(2), 38–48. https://doi.org/10.56397/ssspe.2024.06.06
(5) Chodkowski, J. (2024). Role of Nutrition and Hydration in Injury Prevention and Recovery: A Review. Journal of Education, Health and Sport, 71, 56117. https://doi.org/10.12775/jehs.2024.71.56117




